Choix du thème.
Plusieurs réunions ont été tenues au sein du caucus international. Le débat se situant autour du nouveau mécanisme, celui des experts, et de son fonctionnement.
Il est apparu que le mécanisme est affaibli de deux façons – ce qui réduit l’efficacité de celui-ci.
En effet le choix de la thématique sur laquelle les experts devront rendre des rapports basés sur des études et recherches leur est imposé. Le thème « imposé » est celui de l’éducation, ce à quoi nombreuses organisations dont l’IT ont rétorqué que si l’éducation fait partie des priorités, ce thème ne leur semblait pas être la priorité majeure et immédiate pour les peuples autochtones.
Nous avons aussi rajouté que c’est un paradoxe fort, alors même que les législateurs de la déclaration des droits des peuples autochtones qui ont plus que les autres acteurs le souci de l’autodétermination des peuples, imposent de manière unilatérale et uniformément le thème de l’éducation à tous les peuples autochtones sachant que ceux-ci ne sont pas au même point d’évolution de la reconnaissance de leurs droits en infranational.
Caractère de subsidiarité du mécanisme.
Nous avons soulevé le point que le mécanisme étant subsidiaire, cela amenait une réflexion quant au poids des rapports produits.
En effet celui-ci étant subsidiaire, le Conseil peut ainsi ou peut ne pas mettre en route le mécanisme des experts ; aussi si le Conseil choisit de ne pas le mettre en route, que restera t-il d’autre sachant que ce mécanisme remplaçant le groupe de travail existant auparavant reste la seule tribune dans ce cadre spécifique.
Par ailleurs, le mécanisme étant subsidiaire, la portée de ces rapports se trouve par la même réduite. La réflexion des organisations présentes fut de trouver le moyen de renforcer le dispositif du mécanisme d’experts.
Les organisations ont proposé dans un premier temps d’être inclues dans le choix de la thématique. La majorité des organisations auraient préféré un thème autour de la question des peuples contraints au déplacement ou à l’exil du fait de l’exploitation de leurs terres ; une exploitation violant bien souvent la sécurité des personnes et du territoire amenant de graves dangers de contamination durable des personnes, de l’air, des sols et de l’eau.
L’IT a aussi prié le Rapporteur spécial, le Professeur Anaya, de se rendre au Mali et au Niger afin de constater les situations des autochtones Touareg dans ces deux pays.
Ubiquité.
Déclaration a été faite aussi à partir du constat que le temps des sessions étant trop court, de se retrouver autour d’une rencontre virtuelle via l’Internet afin d’échanger des informations entre peuples autochtones et pouvoir toucher les organisations non moins représentatives mais qui ne peuvent être présentes aux sessions onusiennes faute de moyens ou de visas.
A cette proposition, plusieurs organisations ont adhéré donnant leur contact électronique.
Aparté.
Le 2 octobre nous avons rencontré les collaboratrices du rapporteur spécial. Un dossier concernant la situation du Niger et du Mali a été remis. Les collaboratrices du rapporteur spécial nous ont assuré que le Niger et le Mali font partie des priorités à l’heure actuelle et invite les personnes ayant d’autres informations à leur fournir par le biais de leur adresse électronique suivante : indigenous@ohchr.org ou à Madame Lesser Taryn, tlesser@ohchr.org.
Représentation du caucus international.
Le 3 octobre à la suite du caucus international, il a été question de l’ouverture en conformité avec la loi Suisse d’un bureau des peuples autochtones. Il a fallu élire 2 personnes pour chaque Régions du monde. Les représentants ainsi élus se retrouveront à nouveau pour élire 3 personnes qui seront en représentation permanente à Genève.
La réserve de cet office est la budgétisation de celui-ci. L’idée n’est pas nouvelle mais a souffert jusque là du manque de financement et de consensus quant au statut des représentants élus.
Effectivement, aucun statut n’a été remis pour consultation et préalable à l’accord. Toutefois le caucus a accepté le principe et l’a adopté. Le caucus international a tout de suite proposé d’élire à la suite les représentants des régions. Le président de séance, Kenneth, a ainsi récupéré les noms de Mmes WILDSCHUT et FORTUNE, élues pour représenter les organisations des peuples autochtones Région Afrique.
l’Internationale Touarègue.
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