Samedi Mai 25

Biodiversité des terres arides et sub-humides

Statement by the IMUHAGH – INTERNATIONALE TOUAREGUE NGO

Agenda Item 6.2: biodiversité des terres arides et subhumides (biodiversity of dry and sub-humid lands)

COP10, Nagoya, Japan

 

Je vous remercie madame la présidente de m’avoir donné la parole.Je m’exprime sous le couvert de l’ONG Imuhagh - l’internationale touarègue, en tant que déléguée aux questions autochtones.

 

Les terres arides occupent 41% de la surface des terres émergées, et abritent plus de 2 milliards d’habitants.

 

Le pastoralisme représente le mode de vie le plus adapté face à ce climat.L’augmentation de la fréquence des évènements climatiques extrêmes comme les inondations et la sécheresse qui a eu lieu cette année au Niger, peuvent surpasser la résilience normale des systèmes pastoraux.

 

Les défis environnementaux auxquels doivent faire face les systèmes pastoraux sont nombreux : le changement climatique, la surexploitation voire la contamination des réserves d’eau par les sociétés d’exploitation minières, le surpâturage dû à l’accaparement des terres pastorales à des fins agricoles ou minières, etc. 

C’est pourquoi nous recommandons que :

 

- La mobilité appliquée aux peuples autochtones soit reconnue comme un droit fondamental.

En acceptant cette reconnaissance, c’est un droit à la vie que vous reconnaissez qui va au-delà de la seule vie des peuples mobiles.

Cette reconnaissance entraînera de facto les droits créances qui corrigeront les discriminations que les peuples ont subies et sécurisera les droits fonciers et le droit à l’eau en leur faveur.

 

Le Niger dans une ordonnance du 20 mai 2010, consacre la mobilité pastorale comme un droit fondamental, qui ne restera pas, nous l’espérons, qu’un vœu pieux.

 

Aussi nous exhortons les Etats ici présents, à soutenir cette recommandation  en faisant de la mobilité pastorale, un droit fondamental protégé au plus haut degré.

 

Je vous remercie

 

Sarah FORTUNE, déléguée aux droits des peuples autochtones